03 mai 2007

Florence Nightingale ou la compassion -1

Dans mon précédent billet je parlais du système des 'houses' et de la 'house' dont fait partie Pucinette dans son école. Les noms choisi sont ceux de femmes qui ont laissé une marque dans l'histoire de leur temp et peuvent être vues comme modèle pour les élèves de part leur achèvements et réalisations. Le nom de la 'Maison' de Pucinette est Nightingale.

Qui était Florence Nightingale?

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Une âme incline à la compassion

Née à Florence, le 12 mai 1820, Florence Nightingale a passé presque toute sa jeunesse à Derbyshire en Angleterre et a reçu une éducation d'aristocrate approfondie de son père. Contemporaine de la Reine Victoria, elle a grandi à une époque marquée par de profondes mutations sociales, dans un milieu ouvert aux idées libérales et réformatrices.

Florence est profondement religieuse. A l'âge de 9 ans, elle fait des visites au village avec sa famille et rédige un rapport sur les maux dont souffrent les villageois, sans omettre de noter leurs conditions de vie. Elle aime déjà s'occuper des autres, elle écrit dans son journal " Mon esprit est absorbé par leur douleur ".

A l'âge de 17 ans, Florence a, comme l'indique un de ses carnets intimes, une expérience mystique, une sorte d'appel profond qui va la conforter dans la conviction qu'elle n'est pas destinée à mener une vie ordinaire.

Dans ce but, elle va à l'étranger étudier le système hospitalier et, en 1850 elle débute une formation de garde-malades à " l'Institute of Saint-Vincent de Paul " à Alexandrie en Egypte. Ensuite, elle étudie à " Institute for Protestand Deaconesses " à Kaiserswerth en Allemagne et, en 1853, elle devient directrice de l'hôpital " Invalid Gentlewomen " à Londres.

La dame à la lampe

Après la déclaration de la Guerre de Crimée en 1854, le ministre de la guerre, Lord Herbert, propose que Florence Nightingale devienne directrice de toutes les opérations sanitaires de la guerre. Elle forme une escouade de 38 gardes-malades laïques et religieuses (catholiques et protestantes) à destination de Scutari et Balaklava là où se trouvent les hôpitaux casernes. Son premier objectif est de donner un lit à chaque blessé et s'assurer qu'il est pris en charge dès son arrivée.

Il faut savoir que début du XIXe siècle, une "infirmière"était simplement une femme qui s'occupait d'un malade, son enfant ou un proche parent. Il y avait des infirmières dans les hôpitaux mais les hôpitaux à cette époque étaient plutôt des refuges où allaient mourir les pauvres et les soins comme tels n'existaient guère. Pour améliorer les soins hospitaliers, il fallait d'abord transformer le métier d'infirmière et pour rendre ce métier acceptable aux médecins et aux femmes de "bonne réputation", il fallait montrer une autre image au public. Florence Nightingale mit sa marque dans les hôpitaux du front durant la guerre de Crimée. Elle remplaçait les vieilles cantinières par des femmes d'âge mûr, disciplinées et sobres.

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Infirmière en chef à l'hôpital militaire de Scutari (Turquie) pendant la guerre de Crimée de 1854 à 1856, Florence Nightingale a soulagé les douleurs et les souffrances de nombreux soldats britanniques blessés en se consacrant sans relâche à leur santé et à leur confort. Elle passait presque tout son temps dans les salles communes de l'hôpital. On dit même qu'il n'y a pas un blessé dont elle ne se soit pas occupée personnellement. C'est à cette époque qu'elle fut surnommée " la dame à la lampe ".

À Scutari (aujourd'hui Uskudar), Nightingale et ses consœurs réformèrent et nettoyèrent l'hôpital contre la réaction des docteurs et officiers et firent chuter le taux de mortalité de 40% à 2%

Le 15 mars 1856, elle fut nommée surveillante de l'établissement des infirmières des hôpitaux militaires de l'armée, où elle veillait au bien-être de l'armée britannique en Turquie. (...A suivre....)

sources

http://www.mspb.com/formation/oeuvre.html

http://www.1914-1918.be/soigner_florence_nightingale.php

Posté par coconz à 12:25 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Florence Nightingale ou la compassion -1

  • Merci de ces précisions. Je lis beaucoup Anne Perry (serie des Monk/policier à l'époque Victorienne) et une de ses heroïnes est infirmière et a servi à Scutari. Ce que vous écrivez est aussi très bien décrit ds ces livres. A lire donc: plaisir de la lecture et culture s'y mèle à merveille.

    Posté par florence, 04 mai 2007 à 02:28 | | Répondre
  • Je decouvre ton univers!!! sympa cette petite histoire de femmes... Je vois que cela bouge beaucoup plus chez toi!! tu es situe ou en NZ moi je suis dans le bout du Farnorth est c'est beaucoup, beaucoup plus calme...

    Posté par Pikininiz, 04 mai 2007 à 11:00 | | Répondre
  • Je l'ai découverte en faisant le KT aux enfants. Bien de parler de cette femme hors du commun. Pas facile à son époque.

    Posté par damouredo, 05 mai 2007 à 02:43 | | Répondre
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